Amour & bienveillance, armes fatales

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Après vous avoir parlé ces derniers jours de sujets légers et très estivaux, j’ai envie de faire un « billet d’humeur » différent pour vous parler d’amour et de bienveillance. Deux armes fatales pour adoucir la folie de notre monde pas si moderne.

La liste des villes françaises et étrangères touchées par les horreurs extrémistes s’alourdie terriblement et cette spirale infernale semble ne plus vouloir s’arrêter. Est-ce que nous avions vraiment vu venir cette « 3ème guerre mondiale », est-ce que notre génération pensait connaître un jour une guerre dans notre Hexagone chéri ?

Le pire dans tout ça c’est qu’il n’y a rien à faire. Sauf peut être à notre toute petite échelle : aimer et apprendre à donner à la bienveillance une place de choix. Aimer nos amis et nos familles bien sûr mais aussi être bienveillants et donner un peu d’amour à tous les gens qui croisent notre chemin au quotidien.

Ca peut paraître anodin mais j’ai le sentiment qu’au contraire ça peut faire toute la différence.

A Paris par exemple, lorsque l’on prend le métro, on rencontre tout type de personnes. De la mamie bourgeoise avec son carré Hermès aux SDF en détresse. C’est un peu comme une jungle urbaine. Un théâtre social où l’on peut faire preuve chaque jour de bienveillance.

La bienveillance est la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui

Un sourire à quelqu’un qui fait la manche, une place laissée à une dame ou à une maman armée de sa poussette trop encombrante… de petits riens capables de rendre la vie plus belle. Une forme de pacifisme. Si ça semble tout simple, je crois que la bienveillance, il faut commencer par la choisir pour mieux l’appliquer.

Parfois lorsque je faisais 2 heures de métro par jour pour aller bosser, si j’avais passé une mauvaise journée, si le métro était trop bondé et que l’on m’avait un peu trop bousculé, je bouillonnais intérieurement contre cette personne à côté de moi que je soupçonnais d’être une bonne vieille égoïste poussant tout le monde pour son petit confort.

Et bien souvent au moindre effort de bienveillance et de communication, ça finissait en un sourire désolé et entendu. Tout de suite, on se sent mieux, moins seul, moins incompris, plus tolérant aussi.

Un autre exemple de ces petits riens qui changent tout, c’est aimer et cultiver la différence.

Vous savez c’est la grande mode du Wax depuis quelques saisons et j’en suis la 1ère fan. C’est coloré, graphique, lumineux et plein de vie. J’ai notamment cette petite robe Nash Print It que je met beaucoup aussi bien en vacances qu’à Paris. C’est fou, lorsque je la porte à quel point ça attire l’attention. Et oui une petite blanche à la peau bien claire qui porte un tissu emblématique de l’habit traditionnel africain, ça se remarque.

Et vous savez quoi ? Bien souvent ce sont des blacks qui me couvent du regard, me disent à quel point ils la trouvent jolie. Un petit papi que je croise sur mon chemin, un commerçant de quartier, un jeune bobo dans un bar branché, une mère de famille…  C’est bête mais ça fait drôlement du bien.

J’adore ces moments, car j’ai le sentiment de porter sur moi un petit bout de tolérance. Un simple bout de tissu qui vient faire le pont entre deux cultures.

Tout ça pour dire que si on décide de glisser de la bienveillance un peu partout dans notre quotidien, sous n’importe quelle forme, alors le monde sera plus beau.

Déjà à notre petite échelle bien sûr mais aussi peut être qu’avec le temps et si tout le monde s’y met, ceux qui se sentent différents et exclus de cette folle société auront moins envie de se faire sauter.

Alors aujourd’hui plus que jamais, je crois qu’il est grand temps de rallumer les étoiles.
Tous ensemble. Tous les jours. Doucement mais sûrement.

2 commentaires

  • Chouette message, c’est vrai que l’image sociale que l’on renvoie au monde est importante. D’abord parce que chaque individu a une lourde tendance à se comparer à autrui, et qu’insuffler un peu de liberté dans les codes visuels, ça fait respirer. La musique aussi joue un rôle libérateur important dans notre monde. Et à mon sens, l’architecture est également un élément capital du bien vivre. Mais c’est un autre débat !

    • Merci. Je suis 100% d’accord avec cette idée d’insuffler un peu de liberté dans les « codes visuels ». Je dirais même de codes sensoriels… qu’ils soient dans la mode, l’architecture, dans la musique, c’est finalement la beauté de tous ces petits détails qui nous entourent qui peut rendre le monde meilleur.

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